Ostéopathie Énergétique

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  • La vie est mouvement.

    A chaque restriction de mouvement, un peu de vie se perd, un peu de souffrance s’installe. L’ostéopathe va s’efforcer à chaque fois, en restaurant la mobilité perdue, de faire disparaître la souffrance et de ramener la vie.

    Deux questions préalables se posent :

    1 - De quelle mobilité parle-t-on ?
    2 - Quelle est la cause de cette perte de mobilité ?

    - 1 - De quelle mobilité parle-t-on ?

    Il ne s’agit évidemment pas de la mobilité volontaire et consciente, même si c’est dans son amplitude que se manifeste la douleur et
    la restriction.
    La mobilité dont s’occupe l’ostéopathe est totalement indépendante de la conscience et de la volonté. Elle est initiée et entretenue toute la vie durant par le M.R.P.(Mouvement Respiratoire Primaire), qui lui-même résulte d’une contraction-dilatation réguliére, 10 à 12 fois par minute, de la névroglie (squelette souple du cerveau).
    Le M.R.P. se transmet à toutes les pieces du corps, (os , organes, viscères), par l’intermédiaire des membranes (ligaments, cloisons
    inter-osseuses, capsules articulaires, dure mère intra-cranienne, dure mère intra spinale,etc...) correspondant aux 5 chaines dont parlait
    Mme Mézières.

    Le M.R.P. constitue le 3ème rythme du corps, sa 3ème pompe.

    - le premier étant le rythme respiratoire : pompe à air.Retour ligne manuel
    - le deuxième étant le rythme cardiaque : pompe à sang.Retour ligne manuel
    - le troisième étant le rythme cranien, M.R.P. : pompe à LCR.

    Le Liquide Céphalo-Rachidien (LCR), circule dans tout le corps, propulsé par le M.R.P., à travers des micro-tubules.
    Il joue le rôle de camion :

    - "laitier" en transportant les nutrimentsRetour ligne manuel
    - ’"poubelle" en récupérant les déchetsRetour ligne manuel
    - "facteur" en véhiculant les messages hormonaux.

    Nous verrons plus loin, avec la dyslexie, un exemple de troubles graves que peut provoquer une forte restriction du M.R.P. dans une partie du crâne.

    - 2 - La cause de cette perte de mobilité

    Cette cause est d’origine énergétique.
    Elle est toujours la conséquence de l’application indésirable à une structure (articulation, viscère, organe...) d’un apport énergétique
    perturbateur, venant de l’extérieur, qui par son accumulation, va freiner, limiter le mouvement de cette structure.

    Il peut s’agir d’énergie cynétique (de mouvement provenant d’un traumatisme ou d’un mouvement forcé).

    Ou bien aussi d’un apport excessif d’énergie métabolique (résultant de la transformation des aliments par la digestion).

    Dans les deux cas, il s’agit de la même énergie, seule l’origine est différente. Dans les deux cas, elle se stocke au mêmes endroits (sur les membranes). Et dans les deux cas, elle a les mêmes conséquences, douleur et perte de mobilité, et peut se traiter des mêmes manières.
    Soit par une intervention ostéopathique, soit par une intervention énergétique (points d’acupuncture, alimentation). Selon l’origine de l’énergie, une manière conviendra mieux que l’autre, c’est au praticien de faire le choix. Le plus souvent le trouble provient d’un excès
    d’énergie perturbée ou pertubatrice, parfois aussi d’une insuffisance. A l’ostéopathe de déterminer la cause exacte du trouble et à l’aide de ses mains d’intervenir pour permettre au corps du patient de retrouver sa liberté.

    Mode d’intervention :

    1 - Intervention ostéopathique :

    En se servant de tests basés sur l’écoute (avec les mains), du M.R.P. sur chaque segment de la structure perturbée, l’ostéopathe va s’efforcer de comprendre le mécanisme lésionel et de déterminer où est la cause et où sont les conséquences de la lésion (adaptation).
    Il est inutile de traiter les adaptations car tant que la cause ne sera pas traitée, elles reviendront. Une fois trouvée, la (ou les) causes du problème, l’ostéopathe va mettre l’articulation concernée dans son équilibre de lésion et lui permettre ainsi de dérouler sur les points d’appui de ses mains, l’énergie perturbatrice accumulée lors du traumatisme.
    Cette forme d’ostéopathie est dénommée énergétique car l’intervention du praticien ne s’applique qu’à l’énergie responsable du trouble.

    Pour expliquer le processus, un exemple :

    - Certains modèles réduits d’avion sont animés par un moteur
    "caoutchouc", constitué d’un anneau de caoutchouc tendu entre l’hélice et la queue (les membranes ont une élasticité comparable au caoutchouc). Pour préparer l’avion au vol, on fait tourner l’hélice dans le sens inverse de la marche jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus tourner. Tant qu’on ne lache pas l’hélice, rien ne se passe ; le caoutchouc est tendu au maximum, l’hélice n’a plus de mobilité. Dès que l’on lache l’hélice, elle restitue l’énergie stockée en tournant dans le sens de la marche et propulse l’avion en prenant appui sur l’air. Lorsque l’hélice s’arrête, toute l’énergie stockée a été restituée, le caoutchouc est détendu, l’hélice a récupéré sa mobilité (capacité de mouvement) naturelle.

    Le travail de l’ostéopathe sur une articulation est tout à fait comparable : lorsqu’il met l’articulation dans son équilibre de lésion, il déverrouille le système et par les points d’appui qu’il fournit avec ses mains, comparables à l’air pour l’hélice, il permet à l’articulation de se débarrasser de l’énergie qu’elle avait stockée.

    La seule différence réside dans le mouvement à l’origine de l’accumulation d’énergie :Retour ligne manuel
    - pour l’avion c’est un mouvement de rotation sur un axeRetour ligne manuel
    - pour les traumatisme c’est un mouvement de va et vient, sur trois axes (les trois dimensions de l’espace) que la pièce en lésion déroulera dans les mains du praticien.

    Lorsque ce travail est terminé, que la partie lésée a retrouvé sa liberté, elle le signale en affichant un M.R.P. complet (rotation externe, rotation interne, ou flexion-extension, sans interruption ou temps d’arrêt).

    Les tests d’écoute qui ont permis de démonter et de comprendre le mécanisme lésionnel, permettront, là encore, à distance, de vérifier la liberté restaurée et la disparition des adaptations.

    Nous reviendrons plus tard sur les différents tests d’écoute et leur interprétation.

    Remarque :

    Cette façon de pratiquer présente deux points particulièrement séduisants.

    1 - Elle est d’une douceur surprenante (aucune manoeuvre de force n’intervient à aucun moment) et d’une innocuité totale. Etant donné que le praticien ne décide rien et ne fait qu’aider le corps du patient à se libérer de ce qui l’entrave, il lui est impossible de créer une quelconque lésion. C’est une ostéopathie totalement non violente et non autoritaire.

    2 - Elle est d’une très grande précision dans l’intervention et dans la vérification du résultat de cette intervention.
    Les tests basés sur l’écoute du M.R.P. permettent de savoir exactement qui est responsable du problème, d’où part la demande d’adaptation et qui la contrarie en causant la douleur.
    Ils permettent également, une fois le travail effectué, de s’assurer que le M.R.P. a repris sa place dans la structure perturbée et que le travail de remise en ordre est réellement fini.

    Après avoir étudié les moyens de collecter toutes les informations permettant de savoir ce qui ne va pas chez le patient, et pourquoi, nous allons à présent nous pencher sur la façon d’exploiter au mieux ces informations pour redonner vie et mouvement aux structures en souffrance, rétablir la liberté et l’équilibre de la Vie, c’est-à-dire l’homéostasie.

    Madame Mézière a comparé, dans sa structure, l’homme à une marionnette à ficelles, animée par cinq fils partant d’un croisillon et attachés à la tête, aux bras, aux jambes de la marionnette et dont il se sert pour la faire bouger. Le crâne représente le croisillon, les cinq chaines membraneuses étant les cinq fils qui participent à la mobilité du corps et contribuent à transmettre le MRP dans toutes ses parties.

    Partant de cette observation, l’ordre logique du traitement va donc être le suivant :
    1. Les accidents entraînant une accélération ou un ralentissement brutal, avec effet de surprise, appelé dans le jargon de la profession "whiplash injury" ou whiplash, ce qui veut dire coup de fouet (le patient étant la mèche du fouet). Ce genre de traumatisme entraîne un verrouillage du crâne et du sacrum l’un par rapport à l’autre, empêchant par sa présence une libération complète de ces deux structures.
    2. Le crâne et le sacrum, qui entretiennent une relation permanente d’entraide, d’adaptation mutuelle et qu’il est souhaitable de traiter au cours de la même séance.
    3. La ceinture scapulaire, clavicules, omoplates, et les deux membres supérieurs.
    4. La ceinture pelvienne, sacrum, iliaques et les deux menbres inférieurs.
    5. Le rachis vertébral,dans la mesure où il comporte des lésions traumatiques , ce qui est plutôt rare. Nous verrons que les douleurs de dos ont, la plupart du temps, des causes bien différentes, qu’il importe de traiter de la manière qui convient, si l’on veut un résultat durable.

    Avant d’entamer la description détaillée du travail de traitement, étage par étage, rappelons que dans ce type de traitement, la main du praticien a une importance encore plus fondamentale que dans l’ostéopathie classique.
    Cette main doit être vide de toute intention, attentive, discrète et silencieuse, chaleureuse et totalement détendue. Elle est le reflet fidèle de l’esprit du praticien. Celui-ci doit s’entraîner à la maîtrise de son esprit, afin d’être capable de le poser aussi longtemps que nécessaire sur le patient, d’en faire le centre de son intérêt en évacuant toute préoccupation étrangère au problème à résoudre : quel est le disfonctionnement chez le patient ? à quoi est-il relié ? comment rétablir l’harmonie ?
    Cette concentration sans tension est la clé de la réussite. C’est elle qui permet d’accéder aux informations que nous livre le patient, d’en extraire ce qui permettra de comprendre et de faire disparaître les troubles dont il se plaint, en rétablissant son équilibre de santé.