L'ostéopathie énergétique

Petit Dragon Chinois

Texte 'Thérapeutiques, dialogues et Mémoires

Texte 'Le M.R.P.  Outil de dialogue avec le corps du patient


La vie est mouvement.

A chaque restriction de mouvement, un peu de vie se perd, un peu de souffrance s'installe. L'ostéopathe va s'efforcer à chaque fois, en restaurant la mobilité perdue, de faire disparaître la souffrance et de ramener la vie.

Deux questions préalables se posent :

1 - De quelle mobilité parle-t-on ?
2 - Quelle est la cause de cette perte de mobilité ?

- 1 - De quelle mobilité parle-t-on ?

Il ne s'agit évidemment pas de la mobilité volontaire et consciente, même si c'est dans son amplitude que se manifeste la douleur et
la restriction.
La mobilité dont s'occupe l'ostéopathe est totalement indépendante de la conscience et de la volonté. Elle est initiée et entretenue toute la vie durant par le M.R.P.(Mouvement Respiratoire Primaire), qui lui-même résulte d'une contraction-dilatation réguliére, 10 à 12 fois par minute, de la névroglie (squelette souple du cerveau).
Le M.R.P. se transmet à toutes les pieces du corps, (os , organes, viscères), par l'intermédiaire des membranes (ligaments, cloisons
inter-osseuses, capsules articulaires, dure mère intra-cranienne, dure mère intra spinale,etc...) correspondant aux 5 chaines dont parlait
Mme Mézières.


Le M.R.P. constitue le 3ème rythme du corps, sa 3ème pompe.

- le premier étant le rythme respiratoire : pompe à air.
- le deuxième étant le rythme cardiaque : pompe à sang.
- le troisième étant le rythme cranien, M.R.P. : pompe à LCR.


Le Liquide Céphalo-Rachidien (LCR), circule dans tout le corps, propulsé par le M.R.P., à travers des micro-tubules.
Il joue le rôle de camion :

- "laitier" en transportant les nutriments
- '"poubelle" en récupérant les déchets
- "facteur" en véhiculant les messages hormonaux.

Nous verrons plus loin, avec la dyslexie, un exemple de troubles graves que peut provoquer une forte restriction du M.R.P. dans une
partie du crâne.


- 2 - La cause de cette perte de mobilité

Cette cause est d'origine énergétique.
Elle est toujours la conséquence de l'application indésirable à une structure (articulation, viscère, organe...) d'un apport énergétique
perturbateur, venant de l'extérieur, qui par son accumulation, va freiner, limiter le mouvement de cette structure.

Il peut s'agir d'énergie cynétique (de mouvement provenant d'un traumatisme ou d'un mouvement forcé).

Ou bien aussi d'un apport excessif d'énergie métabolique (résultant de la transformation des aliments par la digestion).

Dans les deux cas, il s'agit de la même énergie, seule l'origine est différente. Dans les deux cas, elle se stocke au mêmes endroits (sur les membranes). Et dans les deux cas, elle a les mêmes conséquences, douleur et perte de mobilité, et peut se traiter des mêmes manières.
Soit par une intervention ostéopathique, soit par une intervention énergétique (points d'acupuncture, alimentation). Selon l'origine de l'énergie, une manière conviendra mieux que l'autre, c'est au praticien de faire le choix. Le plus souvent le trouble provient d'un excès
d'énergie perturbée ou pertubatrice, parfois aussi d'une insuffisance. A l'ostéopathe de déterminer la cause exacte du trouble et à l'aide de ses mains d'intervenir pour permettre au corps du patient de retrouver sa liberté.


Mode d'intervention :

1 - Intervention ostéopathique :

En se servant de tests basés sur l'écoute (avec les mains), du M.R.P. sur chaque segment de la structure perturbée, l'ostéopathe va s'efforcer de comprendre le mécanisme lésionel et de déterminer où est la cause et où sont les conséquences de la lésion (adaptation).
Il est inutile de traiter les adaptations car tant que la cause ne sera pas traitée, elles reviendront. Une fois trouvée, la (ou les) causes du problème, l'ostéopathe va mettre l'articulation concernée dans son équilibre de lésion et lui permettre ainsi de dérouler sur les points d'appui de ses mains, l'énergie perturbatrice accumulée lors du traumatisme.
Cette forme d'ostéopathie est dénommée énergétique car l'intervention du praticien ne s'applique qu'à l'énergie responsable du trouble.


Pour expliquer le processus, un exemple :

- Certains modèles réduits d'avion sont animés par un moteur
"caoutchouc", constitué d'un anneau de caoutchouc tendu entre l'hélice et la queue (les membranes ont une élasticité comparable au caoutchouc). Pour préparer l'avion au vol, on fait tourner l'hélice dans le sens inverse de la marche jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus tourner. Tant qu'on ne lache pas l'hélice, rien ne se passe; le caoutchouc est tendu au maximum, l'hélice n'a plus de mobilité. Dès que l'on lache l'hélice, elle restitue l'énergie stockée en tournant dans le sens de la marche et propulse l'avion en prenant appui sur l'air. Lorsque l'hélice s'arrête, toute l'énergie stockée a été restituée, le caoutchouc est détendu, l'hélice a récupéré sa mobilité (capacité de mouvement) naturelle.


Le travail de l'ostéopathe sur une articulation est tout à fait comparable : lorsqu'il met l'articulation dans son équilibre de lésion, il déverrouille le système et par les points d'appui qu'il fournit avec ses mains, comparables à l'air pour l'hélice, il permet à l'articulation de se débarrasser de l'énergie qu'elle avait stockée.

La seule différence réside dans le mouvement à l'origine de l'accumulation d'énergie :
- pour l'avion c'est un mouvement de rotation sur un axe
- pour les traumatisme c'est un mouvement de va et vient, sur trois axes (les trois dimensions de l'espace) que la pièce en lésion déroulera dans les mains du praticien.

Lorsque ce travail est terminé, que la partie lésée a retrouvé sa liberté, elle le signale en affichant un M.R.P. complet (rotation externe, rotation interne, ou flexion-extension, sans interruption ou temps d'arrêt).

Les tests d'écoute qui ont permis de démonter et de comprendre le mécanisme lésionnel, permettront, là encore, à distance, de vérifier la liberté restaurée et la disparition des adaptations.

Nous reviendrons plus tard sur les différents tests d'écoute et leur interprétation.

Remarque :

Cette façon de pratiquer présente deux points particulièrement séduisants.

1 - Elle est d'une douceur surprenante (aucune manoeuvre de force n'intervient à aucun moment) et d'une innocuité totale. Etant donné que le praticien ne décide rien et ne fait qu'aider le corps du patient à se libérer de ce qui l'entrave, il lui est impossible de créer une quelconque lésion. C'est une ostéopathie totalement non violente et non autoritaire.

2 - Elle est d'une très grande précision dans l'intervention et dans la vérification du résultat de cette intervention.
Les tests basés sur l'écoute du M.R.P. permettent de savoir exactement qui est responsable du problème, d'où part la demande d'adaptation et qui la contrarie en causant la douleur.
Ils permettent également, une fois le travail effectué, de s'assurer que le M.R.P. a repris sa place dans la structure perturbée et que le travail de remise en ordre est réellement fini.



L'ostéopathie face à la dyslexie


Dans le langage courant, le terme de dyslexie recouvre un certain nombre de troubles qui ont tous un rapport avec le langage : le codage des sons en signes écrits, ou le décodage des signes écrits en sons.

Ces troubles peuvent aller de la banale confusion de consonnes jusqu'à la confusion de mots, en passant par les inversions de syllabes, l'écriture phonétique et les multiples troubles intermédiaires dont l'énumération serait fastidieuse.

La dyslexie peut concerner tout le monde, garçons ou filles, jeunes ou vieux, avec cependant, une certaine prépondérance pour les garçons.

Les dyslexiques présentent souvent une mauvaise latéralisation, qui peut entrainer des difficultés d'orientation dans l'espace et dans le temps, ainsi qu'une désorganisation de l'expression verbale et écrite.

La dyslexie peut être héréditaire : on trouve des lignées de dyslexiques repérables sur trois ou quatre générations. C'est une des formes les plus difficiles à soigner à ma connaissance.

Elle peut aussi être d'origine psychogène : l'anxiété des parents, les frustrations, les culpabilités et autres réactions négatives, qu'ils développent autour des mauvais résultats scolaires de leur enfant, l'installe dans une situation d'échec venant verrouiller et fixer des troubles qui sans cela, auraient conservé des possibilités d'évoluer positivement.

Beaucoup de dyslexiies, cependant, sont d'origine traumatique, et peuvent survenir à n'importe quel age. Il arrive fréquemment de trouver ce type de troubles chez des patients adultes suite à un choc sur la tête, par exemple.

* Une naissance difficile est une cause traumatique fréquente à laquelle on ne pense pas chez l'enfant : un passage contrarié dans le bassin de la mère, ou l'usage de forceps peuvent mettre en place les conditions d'une dyslexie.

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Il est intéressant pour la compréhension du traitement que propose l'ostéopathe, de connaitre la localisation cérébrale des différentes aires du cortex régissant l'élaboration ou la réception du langage parlé et du langage écrit.

Il a fallu attendre les années 75-80, pour qu'une certitude se dégage, dans la recherche en neuro-physiologie sur le rôle prépondérant du cerveau gauche, dans les conduites langagières orales ou écrites.

Sans entrer dans des détails qui allourdiraient l'exposé, retenons simplement le nom et la localisation des régions du cerveau ayant un rapport avec le langage écrit ou parlé. (voir schéma : zones du langage).


- 1. Aire de BROCA : contrôle l'émission du langage articulé.
Localisation : pied de la 3ème circonvolution frontale.
- 2. Aire de WERNICKE : contrôle le décodage du langage oral entendu.
Localisation : parties postérieure des deux premières circonvolutions.
- 3. Gyrus supramarginalis et girus angulaire : surtout impliqués dans le langage écrit.
Localisation : partie couverte par la jonction pariétal-occiput-temporal.

Retenons également que la zone globalement couverte par le temporal gauche, a une implication priviligiée dans les processus de
mémorisation et de concentration-fixation de l'attention.





REMARQUES : Certains enfants dyslexiques semblent éprouver des difficultés d'audition, souvent signalées aux parents par l'instituteur. Si suite à cela, l'enfant passe un audiogramme, il apparaît tout à fait normal.
Les recherches en neuro-physiologie ont mis en évidence l'éxistance d'un contrôle auditif de la parole par le sujet lui-même, qui s'entend parler par conduction osseuse (vibrations des os du crane en parlant), alors que les sons extérieurs lui parviennent par conduction aérienne (vibrations de l'air qui entraine le tympan).
Des études fines permettant de différencier les deux types de conduction, ont montré chez le dyslexique un déséquilibre significatif entre conduction osseuses et aérienne, d'où les confusions de consonnes par exemple et les pseudo-troubles auditifs (cf. l'ouvrage de l'ostéopathe Pierre REIBAUD sur la dyslexie qui a inspiré le présent travail).
Dans d'autres cas, c'est la vision qui semble perturbée ; l'enfant se retrouve placé au premier rang à l'école, alors que l'examen d'acuité visuelle se révèle normal. (voir schéma des 3 zones d'accomodation).






Pour la vision et en particulier la lecture, on s'est aperçu que le recueil des informations se faisait dans différentes zones autour du point de fixation. Les informations venant des zones 2 et 3 jouant un rôle de guidage et de facilitation de la lecture. (cf. dans LA RECHERCHE n° 192, oct. 88, l'article : la vision des dyslexiques). Sont cités entre autres les travaux de deux chercheurs américains du Massachusset Institute of Technologie, selon lesquels, les enfants dyslexiques auraient une vision périphérique (zones 2 et 3) prédominante, et une vision (zone 1), faible ou médiocre, comme si cette zone était masquée.

- On trouve dans les deux cas de figure une certaine similitude de perturbations, comme une sorte de déplacement de la focalisation, un peu comme si le dyslexique devenait incapable d'écouter ou de regarder au bon endroit ou comme s'il était toujours "à côté de la plaque".
- Certains auteurs ont évoqués comme cause de ces perturbations, un mauvais fonctionnement du 1/2 cerveau gauche dû à un défaut d'irrigation sanguine. Comme la médecine classique ne dispose guère de moyens d'action simples sur l'irrigation cérébrale, cette observation n'a pû être vraiment exploitée. Plus loin, nous verrons pourtant à quel point ils ont vu juste, bien que de manière incomplète.


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Traitements classiques :


Tous les traitements sont axés au départ sur le jeu, car ils nécessitent une adhésion de l'enfant à la démarche, pour qu'elle prenne toute son efficacité. Progressivement, et selon les cas, des exercices plus systématiques sont introduits, en vue de réharmoniser, puis stabiliser la latéralisation. Il faudra ensuite s'efforcer par des exercices appropriés, de stimuler les circuits neuro-physiologiques perturbés ou inhibés, particuliers à l'enfant dont on s'occupe. Le traitement est individuel, et adapté à chaque enfant en particulier.

La gamme des jeux et exercices peut varier à l'infini, mais ils présentent, malheureusement un grand point commun : ce ne sont que des traitements adaptatifs. Ils aident, parfois de manière très efficace, l'enfant dyslixique à s'adapter ou à surmonter son handicap. Ce sont des traitements en aval du handicap, c'est -à-dire sur les suites du problèmes, mais incapables de le régler.

Actuellement, la dyslexie ne peut se dépister qu'une fois la scolarisation mise en place et l'apprentissage de la lecture entamé. De plus, les tests de dépistage ont une fiabilité toute relative. Il n'éxiste pas actuellement de test satisfaisant et surtout précoce.

Les situations d'échec dans lesquelles l'enfant est alors plongé, face à ses parents et leurs exigences, et face à ses camarades, risquent d'amener une agravation et une fixation du problème.

Et c'est ainsi qu'on finit par se retrouver avec des adolescents, d'une intelligence égale et souvent supérieure à la moyenne, installés dans une situation d'échec scolaire grave et souvent irréversible, qui entraine des comportements caractériels, une inadaptation sociale avec des conflits parfois lourds à gérer et sans beaucoup d'espoir à leur apporter.

Face à ce tableau plutôt grisâtre, parfois franchement noir, Pierre REYBAUD, ostéopathe lyonnais, est venu apporter un rayon de soleil.

Confronté parmi ses proches à un cas de dyslexie qu'il lui tenait à coeur de résoudre, en bon ostéopathe, il est allé y voir... avec ses main et il a découvert une autre voie de traitement, en amont celle-là, qui fait chaque jour la preuve de son efficacité.

Dans ma pratique quotidienne, comme pour rédiger cet exposé, je me suis inspiré de ses travaux et observations et je tiens à l'en
remercier.

Voyons à présent comment l'ostéopathie envisage le problème de la dyslexie et quelles solutions elle propose pour venir à bout de ces troubles.


Traitement ostéopathique
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I - Constatations et analyse


- A l'observation :


Crâne profil.


Plusieurs remarques intéressantes sont à noter :
- Du point de vue anatomique, si l'on replace les zones concernées dans la boite crânienne, on remarque leur situation à la périphérie, donc plus près de l'os et plus facilement perturbées par une perte de mobilité osseuse ou membraneuse.



Crâne vu de dessus, de derrière.




On remarque également les relations étroites existant avec : le temporal - le parietal - le frontal - le sphénoïde - et l'occiput.

A la palpation,

° - Au plan osseux :
° - les os concernés sont en très forte restriction de mobilité à gauche. De plus le crâne est globalement en état d'extension (c'est-à-dire d'expir).

* Le temporal gauche est toujours figé et de plus, dans une position non physiologique (évoque une lésion intra osseuse rocher-écaille).

* Le pariétal gauche est dense, peu mobile et présente parfois des sutures prohéminentes avec des points douloureux.

* L'occiput présente des zones de densification et n'est mobile qu'à droite.

* La relation frontal-sphénoïde est très perturbée à gauche (surfaces en L bloquées serrées).

* La petite aile du sphénoïde est reculée à gauche.

* Le frontal gauche est souvent en restriction de mobilité.

>>>>> Il y a une constante que l'on retrouve à chaque fois et qu'il serait souhaitable d'expérimenter en tant que test de dépistage précoce, c'est :
- Temporal figé en position non physiologique,
- Petite aile du sphénoïde reculée à gauche,
- Hémicrâne gauche densifié et peu mobile.
Nous y reviendrons plus loin.


° - Au plan membraneux, la dure-mère est très tendue à gauche avec une grande rigidité de l'ensemble.

° - Au plan liquidien, la circulation du L. C. R. est très ralentie à gauche ; le M. R. P. est très faible et lent par rapport à la droite.

>>>> D'où :
- une mauvaise alimentation en L. C. R.,
- un mauvais nettoyage,
- peu d'informations hormonales.


Vascularisation de ces zones,

Schéma : artère Sylvienne + zones dyslexie











a) Artérielle :
Toute la région concernée est irriguée par l'artère Sylvienne, une des branches terminales de la carotide interne. Remarquons que la carotide interne pénètre dans le crâne par le temporal (conduit auditif) qu'elle quitte par un coude à 90° à la pointe du rocher, qui, nous le savons, est en lésion et provoque la fermeture de cet angle, (- de 90 °), en réduisant le débit sanguin. Puis après un trajet intra crânien, elle va se diviser en ses branches terminales derrière la petite aile du sphénoïde, laquelle est en lésion reculée à gauche et comprime l'artère sylvienne à sa naissance.

>>>> D'où, deux causes de mauvaise arrivée de sang frais :

b) Veineuse :
Le sang veineux est collecté par les sinus veineux : le sinus longitudinal, puis le sinus latéral, enfin le sinus sigmoîde, qui sort du crâne au trou déchiré postérieur, par le foramen jugulaire et débouche dans la veine jugulaire.
# --> Le trou déchiré postérieur fait partie de la suture occipito-mastoïdienne (entre occiput et temporal), or, le temporal est figé et l'occiput très restreint dans sa mobilité ; la suture occipito-mastoïdienne est donc bloquée, le trou déchiré postérieur fermé et la jugulaire ne peut évacuer correctement le sang du crâne. Comme les jugulaires évacuent 95 % du sang veineux... on imagine les conséquences...

Ainsi, ces zones de Broca, Wernicke, girus angulaire, girus supra marginalis, directement concernées par la dyslexie, sont à la fois :

- mal nourries,
- mal oxygénées,
- mal informées,
- mal drainées
- et de plus, le nettoyage ne se fait qu'à moitié !
Les conditions dans lesquelles notre corps accepte encore tant bien que mal de travailler, sont parfois stupéfiantes !


Ainsi, toutes ces observations font apparaître un ensemble cohérent de lésions osseuses, membraneuses et liquidiennes, qui permet de construire une explication logique des différents troubles liés à la dyslexie.

Je dis "une" explication logique car il me semble qu'elle n'est pas unique ni exhaustive. Ceci constitue une porte d'entrée dans ce système pathologique, parmi beaucoup d'autres. Utilisons-la, mais en se gardant bien d'en faire l'explication unique, la solution miracle, car bon nombre de questions n'y ont pas trouvé de réponses :

- Je pense par exemple à la place de la dyslexie dans le patrimoine génétique,
- à la disproportion entre garçons et filles dans sa distribution, etc,... etc...

Si nous avons pu utiliser cette porte pour pénétrer dans le système pathologique de la dyslexie, le comprendre et en démonter certains mécanismes, utilisons la aussi pour en sortir.
Autrement dit, que propose l'ostéopathie comme traitement à l'enfant ou l'adulte dyslexique ?

Avant d'aborder le traitement proprement dit, il faut d'abord en évoquer les causes éventuelles, car elles peuvent intervenir dans le traitement.
En dehors, ou en plus de l'hérédité, où il a peu d'impact, l'ostéopathe envisage deux causes principales :

1 - Traumatique récente (chute, coup sur la tête, etc...),
2 - Congénitale, c'est-à-dire installé à la naissance, (accouchement difficile, trop long, trop court, provoqué, utilisation de forceps, cerclage du col, etc...).








II Traitement ostéopathique de la dyslexie



En fonction de la cause et de l'âge du patient, le traitement peut varier... Mais la grande constantd, de toute façon, consiste en préliminaires, à faire un bilan global, (membres supérieurs, membres inférieurs, crâne-sacrum), pour s'assurer qu'aucune lésion à distance ne verrouille le système et à traiter les lésions s'il y en a.
Le traitement lui-même va consister à :
1) Faire céder les tensions membraneuses dure-mériennes qui verrouillent les pièces osseuses en lésion (ayant perdu leur mobilité),

2) En allant de la périphérie vers le centre, libérer toutes les pièces de l'hémicrâne gauche en restriction de mobilité,

3) Vérifier également ce qui se passe à droite, car il peut y avoir, à droite, des lésions responsables de problèmes à gauche, qu'il convient de ne pas négliger.

Remarque :

Le résultat est parfois spectaculaire : le lendemain de la séance, le nombre de fautes dans la dictée passe de 10 à 2 ou 3, les notes remontent, l'attention peut se fixer plus longtemps...
Parfois aussi cela ne dure pas ; trois causes possibles parmi d'autres...

* Il reste une lésion dans le système, qui très vite lui fait perdre sa mobilité.
* Un traumatisme nouveau (chute... ballon dans la figure..), est venu remettre l'ensemble en lésion.
* Parfois lorsqu'on trouve de sévères restrictions de mobilité, il est nécessaire de répéter plusieurs fois la correction pour qu'elle finisse par tenir. Dans ce cas, d'une séance à l'autre, la durée de l'amélioration augmente ce qui est de bon pronostic.

NOTA :

Le traitement ostéopathique d'une dyslexie ne remplace pas bien entendu la rééducation. Il lui permet simplement d'être plus efficace.
Une fois les causes de la dyslexie réglées, l'orthophoniste va aider l'enfant à rattraper le retard, à combler les "trous".

Autre remarque :

Plus les corrections sont faites tôt dans la vie de l'enfant, plus elles sont stables.
Jusqu'à six ans, l'ossification des os du crâne se poursuit, ils restent malléables ; on peut donc intervenir sur leur forme (modelage), en même temps que sur leur mobilité.
Après six ans, ils ont leur forme définitive, les déformations sont fixées. L'équilibre des structures sera beaucoup plus fragile. Le moindre choc pourra les remettre en lésion.
Ceci veut dire qu'il faudra suivre l'enfant, au coup par coup, une fois les résultats obtenus, jusqu'à la fin de sa croissance (14/15 ans).

* ----> Cette dernière remarque met en évidence le grand intérêt qu'il y a à disposer des tests de dépistage précoces.
Quand l'écriture est installée et que les troubles apparaîssent, l'enfant a 6 ans, on ne peut plus faire que la moitié du travail.
L'âge idéal serait bien sur, à la naissance, en dépistage systématique, à la maternité. Malheureusement, avant que l'ostéopathie entre à la maternité, beaucoup d'eau coulera encore sous les ponts... et beaucoup d'enfants garderont leurs problèmes.

Actuellement, si un dépistage efficace pouvait être mis en place à l'entrée en école maternelle, le résultat serait beaucoup plus complet et définitif et de plus, cela éviterait à l'enfant le risque d'une installation en situation d'échec scolaire.

En quoi consiste ce test de dépistage ?

Les trois constantes ostéopathiques de la dyslexie sont :

1) Le temporal gauche figé.
2) La petite aile du sphénoïde reculée à gauche.
3) La très forte restriction de mobilité à gauche.


Le test consiste à faire une "écoute crânienne", (c'est-à-dire suivre avec les mains les mouvements des os du crâne à tester, et les comparer avec ce qu'ils devraient être), à la recherche de ces trois constantes.
Si elles sont présentes, on est fondé à craindre des difficultés scolaires.
Si elles sont absentes, le test est négatif, tout va bien.


Pour un praticien entraîné et compétent, cela demande 5 à 10 minutes par enfant.

Pratiqué par un ostéopathe, (main légère attentive et précise), le test ne présente aucun danger.


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LE M.R.P. OUTIL DE DIALOGUE AVEC LE CORPS DU PATIENT

    L’étude des ‘whiplash injuries’ et de leur traitement durant ma formation d’ostéopathe a servi de point de départ, de germe aux réflexions et expérimentation sur laquelle s’est élaborée la méthode de test et de traitement faisant l’objet de cette formation.

    J’avais noté l’accent mis sur le verrouillage installé par la dure-mère intra-spinale au moment du traumatisme entre l’occiput et le sacrum, et la nécessité de libérer cette relation pour pouvoir travailler sur les temporaux ou les iliaques.

    Les techniques structurelles proposées pour effectuer cette libération me semblaient peu satisfaisantes.  J’ai eu l’idée d’essayer une manœuvre fonctionnelle, consistant à pousser la structure dans sa lésion, donc pousser le sacrum et l’occiput l’un vers l’autre, puis de les laisser travailler, en observant ce qui se passe.  Et il s’est passé des choses !

    Dans mes mains, l’occiput du patient s’est mis à aller et venir successivement dans les 3 directions (flexion extension, rotation, inclination gauche droit) plusieurs fois de suite, dans un ordre différant à chaque fois jusqu’au moment où s’est réinstallé le MRP de manière stable.  Et alors, surprise ; occiput et sacrum etaient désolidarisés, le verrou était levé.

    L’énergie stockée dans cette membrane à chaque whiplash qui verrouillait la structure s’était dissipée, libérée dans mes mains.  C’est cette énergie qui constitue le fil d’Ariane de tout travail avec le corps du patient.

    Physiologiquement, elle est présente dans tout corps vivant, et entretient la vie, donc le MRP qui en est un reflet.  Mais aussi le fonctionnement de tous les organes.  Que cette énergie soit d’origine physiologique ou pathologique, c’est de la même énergie qu’il s’agit.

    L’apport physiologique est fourni par la transformation d’aliments.  Tout apport excessif d’énergie est pathogène.

    Les apports pathogènes ont deux origines possibles :

- Une origine traumatique avec un apport d’énergie cynatique, portant sur la structure, et concernent la mobilité articulaire.
- Et une origine métabolique, en rapport avec des aliments consommés en excès, et surtout les aliments mal tolérés (auxquels on est allergique), qui vont entraîner un excès d’énergie pour l’organe correspondant à leurs saveur.


Cela va concerner les organes, leur fonctionnement et tous les troubles qui en découlent :

1. Physiologie déficiente de l’organe en excès d’énergie et perturbations des organes en relation.
2.  Perte de mobilité et douleurs vertébrales.
3. Douleurs articulaires et musculaires sur le trajet des méridiens concernés.


Seules les pathologies d’origine traumatique pourront être réglées rapidement et
durablement par l’ostéopathie.

    Pour les pathologies d’origine métabolique, l’ostéopathie aura une action limitée dans le temps, et portant sur le symptôme, la cause n’étant pas traitée, celui-ci reparaîtra plus ou moins vite

Parfois même l’ostéopathie est inefficace, comme par exemple pour les douleurs sur les trajets de méridiens.  L’Energétique Chinoise seule permet d’agir efficacement et durablement sur les troubles d’origine métabolique.


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    Le domaine qui nous intéresse aujourd’hui concerne les pathologies d’origine traumatique relevant de l’ostéopathie.  Le MRP va permettre au praticien de savoir d’abord quoi traiter (tests), et ensuite comment le traiter et pourquoi.   

    Le Mouvement Respiratoire Primaire fait partie des outils privilégiés permettant d’établir entre le praticien et le patient, et au-delà des mots, un dialogue d’une grande richesse. Ses seules limites seront les qualités d’interprétation, de compréhension du praticien et ses capacités à poser son esprit, son attention sur le patient et trouver ainsi les bonnes questions.
    L’utilisation de cet outil nécessite de la part du praticien une bonne expérience du M.R.P. Il doit être capable de le sentir facilement en posant la main sur le corps du patient et de le distinguer aisément des autres mouvements qu’il peut sentir: (rythme respiratoire, rythme cardiaque, mouvements volontaires, chez les enfants en particulier).

    Dans une démarche ostéopathique, où le travail va intervenir sur des restrictions de mobilité provoquées par des traumatismes, le dialogue sera d’abord une "écoute" comparative de la mobilité d’une pièce osseuse par rapport à une autre, pour déterminer qui est en lésion, par rapport à qui.   

    Afin de pouvoir exploiter correctement les informations fournies par l’écoute du M.R.P., il est indispensable de posséder une connaissance précise de l’anatomie osseuse et articulaire de chaque partie du corps humain, ce qui en principe est le cas de tout bon ostéopathe. Cette connaissance doit lui permettre de savoir exactement ce qu’il a sous les doigts, lorsqu’il pose la main sur une zone en souffrance. Elle doit également lui permettre de savoir précisément, pour chaque pièce osseuse, les mouvements qu’entraîne le M.R.P., pour cette pièce. Il doit aussi avoir clairement présents à l’esprit ses rapports articulaires avec toutes celles qui l’entourent.    

    Connaissant la direction et l’amplitude du mouvement physiologique de l’os sur lequel est posée la main (ou le doigt), il va être possible de repérer une perte de mobilité éventuelle, qui est toujours le signe d’une lésion. En comparant la mobilité des différents os les uns par rapport aux autres, il est possible de déterminer lequel est en lésion, et lesquels compensent cette lésion. La plus faible mobilité désigne la pièce en lésion.

    Pour comparer la mobilité d’un os par rapport à un autre, ralentir ou contrôler l’un en appuyant dessus, et suivre le mouvement de l’autre, puis faire l’inverse et comparer.

    Une fois les lésions repérées, le dialogue va prendre une forme "question réponse", pour déterminer si la douleur dont se plaint le patient est en rapport avec ces lésions. À la question que pose mentalement le praticien: "la douleur est-elle en rapport avec cette lésion?" le corps du patient, en arrêtant un instant le M.R.P., va répondre: "cette lésion me fait mal", c’est-à-dire "oui". Dans ce cas, le traitement de la lésion s’impose d’emblée.
    Si par contre il répond non, en maintenant constant le M.R.P., cela voudra dire que la douleur n’est pas causée par la lésion ostéopathique, articulaire. Elle pourrait être d’origine énergétique (trajet de méridien par exemple), ou autre. D’autres informations viendront alors compléter le M.R.P. (pouls radiaux, palpations diverses, etc...). Ceci constitue un autre domaine d’investigations pour lequel l’ostéopathe a besoin de compléments de formation et qui pourra être abordé plus tard.

1. Tests pour le crâne

    - La palpation de la base de l’occiput indique lorsqu’il y a une sensibilité, une perte de mobilité de la sphéno-basilaire. Dans ce cas, on trouve aussi une des apophyses transverses de l’atlas douloureuse. Si la douleur n’est pas du même côté que celle de la base de l’occiput, cela indique un conflit d’adaptation avec une ou plusieurs lésions sacrées (sacrum en flexion, crâne en extension par exemple).

    En suivant le M.R.P. par les deux branches de la mandibule on obtient des informations sur la mobilité des temporaux; une branche de la mandibule peu ou pas mobile indiquera une lésion du temporal homo latéral,
 que l’on peut vérifier en posant la main sur le temporal suspecté. De la même manière on vérifiera la mobilité des os de la face, en rapport ou non avec ce temporal (ethmoïde, malaires, maxillaires supérieurs)
    En même temps que la sphéno-basilaire, il faudra toujours traiter la voûte et la base (occiput sur atlas).

2.Tests pour les membres supérieurs

    - Clavicules:
     Suivre le M.R.P. sur les deux clavicules ensemble, comparativement il doit être complet.  S’il y a un temps d’arrêt en fin de flexion ou d’extension sur un clavicule, cette clavicule est en lésion avec le sternum, omoplate ou les deux.  La palpation confirme et précise les lésions. Une clavicule en lésion est la cause la plus fréquente du torticolis congénital du nourrisson avec apparition rapide d’un crâne "en parallélogramme", difficile à récupérer si la lésion n’est pas traitée avant 6 mois.

    -Membre supérieur:
    Lésion descendante: contrôler l’avant-bras (radius cubitus) et suivre le mouvement.  S’il présente une restriction de mobilité, cela indique une lésion de l’omoplate sur le grill costal.

    Lésions montantes: contrôler omoplate et suivre le M.R.P. de l’humérus.  Une perte de mobilité de l’humérus indique une lésion montante.  La mobilité la plus importante indique le sens de lésion.
Ensuite contrôler l’humérus et suivre le radius et noter la restriction, puis le cubitus et noter également la restriction.
    Les 3 os en lésion dans le même sens indiquent que le problème se situe au coude.
    Le radius en lésion dans l’autre sens indique que le problème se situe dans la partie radiale de la main (premier, deuxième, troisième rayons).

    Le cubitus en lésion dans l’autre sens localise le problème à la partie cubitale de la main (quatrième et cinquième rayons).

    Poursuivre le repérage plus loin serait trop complexe et d’un faible intérêt.  Le traitement de la zone concernée, articulation par articulation, en incluant radius cubitus, est beaucoup plus simple et d’une efficacité complète et vérifiable.

    La vérification s’opère de deux façons:
        1. En reprenant la mobilité de l’humérus sur l’omoplate , qui
        qui sera complète si la main est libre.
        2. En demandant au patient de rechercher et provoquer sa 
        douleur par les mouvements extrêmes.

    Si, malgré la mobilité complète de l’humérus, il reste un gène quelconque à la main, disperser les points d’acupuncture les plus proches de la zone douloureuse.  Il s’agit de douleurs résiduelles.

    Attention: Si après le traitement achevé  d’un membre , test à distance à l’appui, la douleur reste inchangée, cela signifie qu’elle est d’origine énergétique, la lésion ostéopathique existait déjà silencieusement avant le conflit énergétique responsable de la douleur.  La lésion ostéopathique a juste déterminé la latéralisation du méridien perturbé et douloureux.

3. Tests pour le bassin et les membres inférieurs

    Bassin:
En étudiant la mobilité du sacrum par rapport aux iliaques, on va pouvoir déterminer la lésion que présente le sacrum, en général suite à une chute sur les fesses ou un quelconque traumatisme de cette zone.

    Test du sacrum:
    Le patient en décubitus ventral.  Posez les deux pouces sur le sacrum en regard du petit bras (prés de la base) et les deux index sur l’iliaque à la même hauteur.  En contrôlant l’iliaque on suit le sacrum et l’on note la mobilité qui indiquera la lésion du petit bras coté étudié.  Puis on déplace les 2 pouces en regard du grand bras (près de la pointe du sacrum).  Les index à la même hauteur posé sur l’iliaque (à travers les fesses).  On va aussi repérer la mobilité du grand bras du même coté.  La même opération sera répétée de l’autre côté pour les deux bras.  Ce qui va permettre de déterminer précisément et de suite la lésion que présente le sacrum à ce moment.

    Les renseignements ainsi recueillis sont suffisants pour permettre de déterminer avec certitude et en toute précision la lésion que présente le sacrum à ce moment, et la façon de la traiter.
    Flexion bilatérale sur petit bras     torsion droite sur axe droit
    Flexion bilatérale sur grand bras     torsion gauche sur axe droit

    Extension bilatérale sur petit bras     torsion droite sur axe gauche
    Extension bilatérale sur grand bras    torsion gauche sur axe gauche
   
    Flex unilat gauche ou droite              Ext unilat gauche ou droite

    A noter: Comme les trains au passage à niveau, une lésion peut en cacher une autre, qui peut apparaître de suite, comme après plusieurs jours seulement.

     Une patiente, un jour, m’a affiché l’une après l’autre 7 lésions du sacrum, 3 au cours de la première séance, et 4 à la deuxième. Le test décrit plus haut, par sa précision et sa facilité de mise en œuvre m’a permis de décrypter, de comprendre et de traiter facilement ces lésions les unes après les autres.

    En même temps que le sacrum, il faut toujours libérer la cinquième lombaire.  De plus il est souhaitable de traiter le sacrum dans la même séance que le crâne et la 1e cervicale, sinon des douleurs transitoires et adaptatives peuvent se manifester au niveau cervical ou lombaire.

    La Dure-mère intra-spinale étant insérée à la base de l’occiput et à la base du sacrum, ils forment les petits cotés d’un grand parallélogramme, ils sont toujours en relation directe.

    Test à distance du sacrum (ou bilan descendant)

    De la même manière que la mobilité de l’omoplate a pu être vérifié à partir de l’observation de l’humérus sur l’avant-bras, il va être possible de vérifier la mobilité du sacrum et, une fois le sacrum libre, des iliaques, en écoutant la mobilité du fémur sur le tibia.

    Un fémur en rotation externe (perte de rotation interne) indiquera un sacrum en flexion; en rotation interne le sacrum sera en extension.

    Le test est beaucoup moins précis que le précédent, mais il permet d’avoir une idée par rapport au membre inférieur des conflits d’adaptation possibles en fonction des lésions de ce membre.

    Il permet également une vérification à distance du bilan du sacrum, ou du traitement déjà fait.

    Mobilité des iliaques sur le sacrum

    En contrôlant le sacrum et en écoutant l’iliaque, on va avoir une idée de la mobilité ilio-sacrée.  Mais comme l’iliaque est au bout de chaîne montante, il affiche et représente les problèmes du reste de ce membre.

    A moins qu’il ait subi une traumatisme ‘personnel’, l’iliaque n’est jamais à corriger, il est toujours adaptatif.  La lésion qu’il adapte réglée, il se libère tout seul.  Si alors il ne se libère pas, c’est là qu’il faudra le traiter.


    Lésions montantes

    Un fémur en restriction de mobilité sur l’iliaque va indiquer la présence d’une lésion sur ce membre. Une restriction de rotation interne indiquera une lésion en flexion, vice-versa.

    De même que pour le membre supérieur, un fémur en rotation externe par rapport à l’iliaque et un tibia et un péroné tous deux en rotation externe; indiquent un problème de genou.
    Tibia en rotation externe - péroné en rotation interne indiquent une lésion de flexion du pied (vielle entorse) par rapport au péroné.
    Tibia en rotation interne et péroné en rotation externe indique une lésion du pied par rapport au tibia.

    Dans le premier cas, on travaillera le pied par rapport au péroné.
    Dans le deuxième cas, on traitera le pied par rapport au tibia.

    Pour un fémur en rotation interne, même raisonnement mais inversé.

    Pour savoir jusqu’à où va la lésion du pied, on va tester la mobilité des métatarsiens. S’ils sont libres, la lésion se limite à la tibio-tarsienne et au tarse.  Si les métatarsiens ne sont pas libres, ils sont à traiter aussi.  Parfois même les orteils sont à traiter, phalange après phalange (coup de pied dans une motte de terre par exemple).

    Observation:
    Une articulation non traitée d’un ensemble articulaire remettra tout l’ensemble en lésion.
    A la séance suivante, il suffira de traiter ce qui n’avait pas été fait, pour que l’ensemble retrouve sa liberté, d’où l’intérêt de noter en détail à chaque séance le travail effectué.
    Comme pour la main, la vérification à distance du travail effectué se fera à l’autre bout du membre, en testant le fémur sur l’iliaque ou l’iliaque  sur le sacrum, du côté ou se trouvait l’entorse, si le problème est bien réglé, on doit les trouver libres - sans aucune restriction de mobilité.

    Conclusion

Cette méthode de test, par sa rigueur et sa précision permet de repérer toutes les lésions et de faire un ‘nettoyage’ complet et ‘archéologique’ de tous les traumatismes physiques qui encombrent le corps du patient, parfois depuis de nombreuses années.

Une chute sur les fesses récente, qui met le sacrum au conflit d’adaptation avec une vieille entorse du pied droit devient silencieuse, mais toujours en restriction de mobilité peut déclencher une douleur du genou droit qui ne sera que le ‘champ de bataille’ où s’affrontent les demandes d’adaptation contradictoires.  Les traitements du pied et du sacrum feront disparaître la douleur du genou (s’il n’y a pas d’implication énergétique).        

    Le dialogue établi à l’aide du M.R.P. est également précieux dans d’autres domaines de la santé, notamment pour le traitement des allergies. Tout cela sera abordé dans un travail ultérieur.


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THÉRAPEUTIQUES, DIALOGUES ET MÉMOIRES
 
 
              Une thérapeutique holistique fait nécessairement appel, pour être efficace, à un dialogue avec le patient. Ce peut être un dialogue purement verbal, comme pour les psychothérapies, ou purement corporel, comme pour l’ostéopathie, l’acupuncture, ou à un dialogue mettant en jeu, tour à tour, ou conjointement, les deux modes d’expression, comme pour la plupart des thérapies globalistes.
 
              Le dialogue avec le corps du patient, qui est loin d’être le plus facile à maintenir, est pourtant, sans conteste, le plus riche, le plus productif et celui qui permet d’atteindre les niveaux de communication les plus profonds, les inconscients les plus archaïques. Il livre du patient des informations que lui-même ignore bien souvent, ou qui lui sont dissimulées (inconscient).
              La parole du corps peut être le geste, l’attitude, l’action (acte manqué par exemple), la souffrance, la maladie… Ceux-ci ne constituent que des affichages, des signaux que donne le corps, et qu’il faut interpréter, organiser, et hiérarchiser, pour arriver à les comprendre et les exploiter. Dans ce cas, le dialogue est à sens unique, du patient vers le praticien.
 
              L’intervention du praticien, lorsqu’elle devient possible, installe un dialogue beaucoup plus riche et productif. Ce qui la rend possible est la capacité, pour le praticien, de poser des questions au corps du patient, et surtout de comprendre et de savoir utiliser les réponses que celui-ci lui fournit.
              La communication n’étant pas verbale, ne fait pas appel à l’intellect du patient, et court-circuite donc tout contrôle, censure, interprétation que pourrait faire ce dernier.
 
 
 
 
              La question du praticien doit être clairement formulée mentalement, de façon à appeler une réponse de type binaire (oui non), la plus simple à formuler pour le corps du patient. Comment cette question passe-t-elle de l’intellect du praticien au corps du patient, sans l’aide de la parole ? C’est là où le bât blesse, au regard de la Pensée Cartésienne. En fait, la Pensée Cartésienne est hors circuit dans cette histoire : avant d’être verbe, la pensée est Énergie, et cette énergie circule librement d’un individu à l’autre, mais de manière subtile et peu ou pas perceptible par nos intellects rationnels et restrictifs.
 
Les animaux ont la chance de ne pas être limités par la raison.
 Entre eux, l’information circule, riche et nuancée. Celle qu’ils reçoivent de nous aussi. Ils nous perçoivent, et nous connaissent souvent mieux que nous-même. Mais nous, pauvres humains, sommes devenus, pour la plupart, incapables de percevoir l’énergie, de recevoir l’information venant d’autres êtres vivants, humains ou animaux, sans l’aide de la béquille, de l’adjuvent limitant que constitue le test.
 
         Ce test est basé sur l’observation de constantes biologiques du corps humain, et de leurs variations selon la réponse fournie. Les constantes biologiques utilisées sont au nombre de trois :
1.    Le rythme cardiaque
2.    Le M.R.P. (Mouvement Respiratoire Primaire)
3.    La force d’un groupe musculaire et ses variations.
Ces trois constantes biologiques échappent au contrôle de la conscience et de la volonté, ce qui leur permet de traduire fidèlement, et de façon impartiale, les réponses du corps. 
 
         1. Le rythme cardiaque  est perceptible sur une artère (radiale, fémorale, carotide). Il peut nous fournir deux types d’information :
 
                  a . Le R.A.C. ou Réflexe Auriculo Cardiaque est un test mis au point par le Docteur Nogier, le père de l’auriculothérapie, pour repérer dans l’oreille du patient les points en relation avec les troubles dont il se plaint. La stimulation du point faisant disparaître ces troubles. Ce test consiste en une variation brusque d’intensité de la pulsation du poul, en réponse à la question posée.
 
                  b . Les Pouls Radiaux : En Énergétique Chinoise ou Tibétaine, à l’aide des pouls des deux  artères radiales dont il faut connaître la cartographie (différente pour les chinois et les tibétains), le praticien dispose d’une d’information beaucoup plus complète et précise sur l’état énergétique et le fonctionnement des organes et viscères.
          Cette clé supplémentaire pour le dialogue avec le corps du patient, particulièrement riche et productive d’informations, nécessite de connaître les bases de l’énergétique, car dans ce cas, l’information n’est plus binaire (oui non) mais beaucoup plus complexe, et basée sur les lois de l’énergétique.
 
         2. Le M.R.P. ou Mouvement Respiratoire Primaire est le résultat d’une contraction-dilatation rythmique et régulière de la névroglie (squelette « souple » du cerveau supportant les neurones et donnant au cerveau sa forme ).
 
         Comme le cœur pompe le sang et le fait circuler dans tout le corps, la névroglie fait circuler le L.C.R. (Liquide Céphalo Rachidien). Le sang transporte l’eau, l’oxygène et le gaz  carbonique, le  L.C.R. transporte les nutriments, les messages hormonaux et les déchets (le laitier, le facteur, et les poubelles). Dans le même temps par l’intermédiaire de toutes les membranes (Dure –Mère intra-crânienne, Dure Mère intra-spinale, fascias, ligaments, cloisons interosseuses, etc…), cette contraction-dilatation de la névroglie entretient un mouvement de va-et-vient, rythmique et permanent de toutes les parties du corps non soumises à la volonté, (viscères squelette). Certains courants de pensé contestent la réalité de ce mouvement, dans la mesure où il n’a pas encore été démontré « scientifiquement ». Pourtant, son efficacité dans les utilisations que l’on peut en faire semble bien démontrer expérimentalement son existence.
 
         Ce mouvement, qui participe au drainage de tous les liquides du corps (la serpillière qu’on essore) est le premier à apparaître chez l’embryon, et le dernier à disparaître  à la mort. Le Mouvement c’est la Vie, le M.R.P. en est une parfaite illustration, une limitation de ce mouvement indique toujours une souffrance, un peu moins de vie pourrait-on dire.
 
         Avec un peu d’entraînement, le praticien peut apprendre à
percevoir ce mouvement, invisible, et non perceptible par le patient, en posant sa main, de la façon la plus neutre et discrète possible sur un os long du patient (membre supérieur ou membre inférieur) pour lequel le M.R.P. est : rotation externe – rotation interne.Une limitation du M.P.R. dans un sens ou dans l’autre indique une pathologie articulaire.
 
Par extension on peut, comme pour le R.A.C. établir mentalement des conventions avec le corps du patient, par exemple : Oui = le mouvement s’arrête. Non = il continue. Autre exemple : pour tester un remède homéopathique : le remède convient au tableau clinique du patient  = le mouvement s’amplifie. Le remède ne convient pas = Le M.R.P. s’arrête ; à la bonne dilution, le M.R.P. s’amplifie, à la mauvaise, il s’arrête …etc…
 
         Pour l’homéopathie, comme pour les allergies, si le praticien est constamment centré, le test peut se faire mentalement. En ce cas, la réponse est courte (1 à 3 secondes). Il faut donc, pour bien utiliser le test mental que le praticien soit parfaitement à l’aise avec le test, et qu’il maîtrise constamment la concentration sans effort.
 
         3 . Le test Kinésiologique. Il se sert alors des variations de la force musculaire du patient en réponse aux questions diverses, mais toujours du type binaire que le praticien peut avoir à poser.
         Ce test, nécessite l’application d’un protocole, assez exigeant et complexe, pour être fiable, et de plus il présente une difficulté certaine d’étalonnage de la force du groupe musculaire choisi. Entre un athlète fier de sa force, et une petite dame fragile et soumise, il ne sera pas toujours aisé de s’y retrouver.
          Une fois ces paramétrages installés et maîtrisés, ce test est tout à fait fiable et permet un dialogue fécond  ave le corps du patient, mis à part le fait que pour l’animal, il est nécessaire de passer par un substitut humain tenant l’animal, et sur qui se fera le test.
 
Le corps humain est un lieu de mémoires. Pour certaines d’entre elles l’intellect nous permet de les  explorer, de les nourrir, et de les développer, mais en général elles sont bien gérées et  ne génèrent pas de pathologies trop encombrantes.
         Par contre, les pathologies récurrentes sont toutes en rapport avec des mémoires peu accessibles spontanément à la conscience. Et plus une matrice mémorielle est profondément enfoncée, refoulée, enkystée, et plus la pathologie est encombrante, incompréhensible, et résistante à tout traitement.
 
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         Voyons  à présent les différents nivaux de dialogue, avec les thérapeutiques concernées et les mémoires auxquelles elles s’adressent.
         Initialement l’homme est fait pour vivre longtemps, en bonne santé ; de plus  il est équipé, dans ses systèmes interne de régulation, pour rétablir et entretenir spontanément son homéostasie. Celle-ci est le résultat d’un équilibre stable entre tous les organes et les énergies qui les alimentent.
         Le premier niveau où cet équilibre peut être rompu est  le domaine ostéoarticulaire, en rapport avec des causes traumatiques.Lorsqu’une structure  ostéoarticulaire subit un traumatisme  produit par une force appliquée plus ou moins violemment à cette structure, la pièce osseuse qui reçoit l’impact du traumatisme va être propulsée dans la direction de la force qui en est responsable, entraînant douleur et perte de mobilité. Le vecteur de cette force est le résultat des trois dimensions de notre espace ; haut-bas, gauche-droite, avant- arrière.
 
         L’articulation ou la suture (pour le crâne) qui unit cette pièce à celles qui l’entourent, va installer, mettre en mémoire l’énergie de l’impact dans ses moyens d’union ; capsule articulaire, ligaments,   cloisons interosseuse, dure- mère. Cette mise en mémoire s’effectue toujours sur les membranes, élastiques mais lors d’atteinte de la volonté. Elle implique la décomposition et l’enregistrement de cette énergie dans ses trois composantes.
         Le traumatisme pourra être repéré, sa localisation précisée par l’écoute du M. R. P., et l’observation et l’analyse des pertes de mobilité qu’il va mettre en évidence.
         Une fois le repérage effectué, le bilan global va permettre de le situer par  rapport à l’ensemble des restrictions de mobilité que présente le patient, c’est-à-dire des  autres traumatismes plus anciens, mis en mémoire, et de l’ordre dans lequel va pouvoir s’opérer l’effacement des mémoires, autrement dit la libération des structures.
          La  perte de mobilité d‘une structure est la conséquence  du verrouillage de  ses moyens  d’union membraneux par la mise en mémoire  de l’énergie cinétique  apportée par le traumatisme, la libération de la structure va pouvoir se faire par l’effacement de cette mémoire, en  entraînant la structure dans la zone de confort qui lui reste après  le traumatisme. Cette  zone de confort  n’étant pas physiologique, cause des pertes de mobilité ou des douleurs, localement ou à distance, par des mécanismes d’adaptation ou de compensation.
         Une fois la structure installée dans sa zone de confort par équilibration tridimensionnelle, les mains, à l’écoute, vont  suivre le déroulement, la restitution dans ses trois paramètres de l’énergie mise en mémoire au moment  du choc.
         La réapparition du M.R.P. dans cette articulation, signe  l’effacement  de sa mémoire membraneuse  pathologique et la  restauration de sa liberté.
         À ce premier niveau, le dialogue avec le corps du patient à permis de repérer les traumatismes, d’effacer les mémoires articulaires traumatiques, et de vérifier après cela, la restauration de la liberté initiale.
 
Remarques : 1. L’ordre dans lequel se déroulent les trois paramètres  
permet de connaître la direction de l’énergie  cause  du      traumatisme, même s’il est très ancien.
   2 . Sur  une  structure articulaire complexe, toutes, les lésions  en  rapport avec  un traumatisme  vont afficher la même  séquence de déroulement, le même ordre.
  3 . L’affichage du M. R.P. à l’équilibrage d’une articulation signifie qu’elle n’est pas affectée  par le traumatisme
 
Le  deuxième niveau de perturbation  de l’homéostasie, relève de l’énergétique, en rapport  avec  des causes essentiellement  métaboliques. Il concerne le fonctionnement des organes et viscères.
        
Le corps humain peut être comparé à une usine, qui à partir d’apports extérieurs et internes, va fabriquer de l’énergie,   la distribuer aux différents organes, qui vont l’utiliser pour assurer leur fonctionnement :
Les  apports internes sont : l’énergie transcendantale------------T
                                            L’énergie génétique-------------G
Les apports extérieurs sont : l’énergie comburante---------------C
                                             L’énergie alimentaire----------A
 
L’énergie alimentaire est celle qui, étant la plus variable, sera la plus facilement et la plus souvent perturbante. La stabilité de l’homéostasie va dépendre essentiellement de la qualité, de l’équilibre et de la bonne tolérance de l’apport alimentaire.
Au niveau énergétique, le dialogue avec le corps du patient se fera dans un premier temps au moyen des pouls radiaux qui sont au nombre de douze, un par organe ou viscère, et qui vont indiquer pour chacun son niveau énergétique ; lequel est dominant, lequel est dominé, où sont les perturbations.
Les perturbations peuvent se situer aux différents étages de l’usine :
 
* Réception et transformation des apports extérieurs, et ce serait les trois foyers - trois réchauffeurs qui seront en cause.
 
          * Distribution des énergies, où les merveilleux vaisseaux seront à examiner et à traiter.
 
          * Utilisation des énergies par les organes et viscères ou nous aurons à faire à deux structures :- les cinq éléments qui se rattache à un cycle saisonnier, et les six qualités du ciel que renvoie à un cycle circadien (de 24h).
 
         Les cinq éléments seront en rapport avec des pathologies saisonnières, chroniques alors que les six qualités du ciel vont toujours être en cause dans les pathologies aiguës . ceci rend les pathologies en rapport avec l’utilisation des énergies faciles à repérer et à traiter ; la modification des pouls venant confirmer le bon choix de traitement et les résultats.
         En ce qui concerne les Merveilleux Vaisseaux, ou les Foyers et Réchauffeurs, il peut être intéressant, en interrogeant le corps à l’aide du  M.R.P. de vérifier la justesse du raisonnement ou des déductions conduisant à les incriminer dans la pathologie.
 
         Les pathologies en rapport avec les cinq éléments  sont très souvent provoquées par des intolérances ou allergies alimentaires. Tout aliment mal toléré, lorsqu’il est  consommé, met en place un  excès d’énergie sur l’organe  correspondant à sa saveur.
         Les cinq éléments  correspondent à cinq couples d’organes viscères, à cinq saveurs, à cinq saisons. Ils sont en équilibre les uns par apport  aux  autres selon les lois des cinq éléments : Cycle Tcheng, cycle K o et K o inversé.
        
         Lorsqu’un élément est en excès, suite à des allergies, il va devenir  dominant, et il perturbe ceux qu’il est censé équilibrer, tout en devenant lui-même déficient dans sa fonction : l’énergie et la physiologie sont en rapport inverse.
      
À partir du  repérage réalisé grâce aux pouls, les allergies vont pouvoir être détectées et évaluées précisément à l’aide du test  M.R.P. Il va permettre  au corps du patient de nous indiquer ce qu’il ne tolère  pas dans son environnement, aliments  et autres allergies diverses et variées.
 
         L’allergie est signalée par un arrêt du M R P, tant que l’allergène est au contact du corps. La progressivité de cet arrêt permet d’évaluer l’importance de l’allergie : plus elle est forte, plus l’arrêt sera abrupt, plus elle est légère plus  celui-ci sera progressif.
 
         Lorsque le praticien maîtrise bien le test, il lui est possible de se passer de l’allergène pour interroger le corps du patient. Il lui suffit d’évoquer ou de nommer l’allergène à tester pour que le M.R.P. s’arrête un temps très court :1 à 3 secondes, variable selon l’intensité de l’allergie.
                  Comme évoqué plus haut, avant d’être Verbe, la pensée est Énergie et permet tout à fait ce genre de « raccourci ».
         Le test M.R. P. va également permettre de demander au corps du patient de donner l’autorisation de traiter, de déterminer l’allergie à traiter ce jour-là, les allergènes pouvant  être traités  en même temps les combinaisons nécessaires à la suite  du traitement, etc..
 
         Grâce à l’énergétique chinoise sur laquelle elle s’appuie, la méthode NAET fournit la possibilité de corriger l’information erronée mise en mémoire par le système immunitaire. Selon l’importance de l’allergie, son ancienneté, et la profondeur de son imprégnation, un certain nombre de traitements successifs seront nécessaires pour obtenir une ré information correcte du système immunitaire, mettant ainsi fin aux réactions allergiques intempestives.
 
         Il arrive pourtant, qu’après de nombreux traitements, mettant en jeu toutes les combinaisons nécessaires, associant les émotions rattachées à cette allergie, les symptômes reparaissent. Cela signifie que tout n’a pas encore été fait pour effacer cette information fausse et rétablir le fonctionnement correct de l’immunité.
 
         Il reste une porte à ouvrir pour accéder à la suite de l’histoire. Les recherches menées auprès du corps du patient à l’aide du test montrent dans ces cas un lien, une résonance avec des évènements situés hors du champ de conscience du patient :
 
         __  Évènements survenus chez la maman, durant la vie fœtale et qui ont marqué le fœtus (arrêt de ses mouvements pendant quelques jours) et se sont imprimés dans sa mémoire cellulaire.
         __ Évènements profondément traumatisants survenus souvent pendant l’enfance, ayant entraîné un tel refoulement dans l’inconscient, qu’il reste inaccessible, même à un travail psychanalytique sérieux.
         __  Informations, modèles comportementaux ou réactionnels, transmis de génération en génération. Ils installent des« formatages » conflictuels à l’origine de mal-être, de troubles divers, et souvent profonds, incluant bien sur des allergies rebelles et parfois incompréhensibles.
 
         Leur localisation dans l'inconscient rend par définition leur accès difficile sinon impossible. Ce genre d'émotion n'est pas utilisable dans un traitement classique : comme elle n'est pas consciente, elle ne peut être mentalisée, donc associée au protocole NAET émotionnel.
 
         Cette nouvelle porte devrait nous permettre avec le patient, d'accéder à la partie de son histoire enfouie dans ses inconscients et de pouvoir intervenir sur les troubles qui en résultent. Michel Larroche grâce à l'Analyse et Réinformation Cellulaire, nous offre un puissant moyen de franchir cette porte et d'explorer ce qu'elle tenait scellé. Cette méthode nous donne la possibilité de localiser de dévoiler et de traiter les nœuds d'énergie verrouillés par les évènements trop mal vécus dans notre vie, dans le ventre de maman ou par nos ancêtres qui nous les ont légués.
         Ces nœuds d'énergie provoquent des perturbations, des "fuites" qui peuvent, à l'aide des différents filtres mis au point par Michel Larroche à partir des travaux du Dr Nogier être repérées, décryptées puis verbalisées et traitées à l'aide  des vibrations d'un diapason dont la note est déterminée par les caractéristiques de la perturbation repérée ce jour et ses correspondances symboliques.
         L'ANALYSE se fait à l'aide des différents filtres indiqués par la zone réflexe de l'oreille et précisés par les réactions au pouls. L'interprétation de chaque filtre trouvé, la verbalisation de ce que le corps du patient nous dit à travers lui, permet à ce dernier une prise de conscience et un travail personnel qui vient sous tendre puissamment la suite des opérations.
         La RÉINFORMATION ou réharmonisation cellulaire s'opère à l'aide du diapason et des différentes harmoniques qu'il génère lorsqu'il vibre. Ces harmoniques sélectionnées par les filtres choisis à cette séance, vont agir directement sur les structures concernées chez ce patient et les réinstaller dans une relation paisible, ramenant ainsi la paix intérieure et la joie de vivre, en libérant son potentiel créatif.