Les Douleurs de dos Traitement NAET


Cet article étant basé sur mon expérience et mes échecs personnels, ainsi que sur la manière dont j’ai essayé de ne pas les reproduire, durant mes 25 années de pratique de l’ostéopathie. Il ne vise en aucun cas à fournir une compilation des articles et études publiés sur le sujet.

En fait, je me suis limité à l’étude de mes observations personnelles, en m’efforçant de résoudre les problèmes qu’elles posaient, de la façon la plus efficace pour mes patients. Ceci explique l’absence d’ouvrages de référence et de citations d’articles sur ces questions.

La référence à M. Guiliani ne renvoie pas à une publication ou une étude particulière, mais simplement à un support de cours fourni durant ma formation par l’école et dont il est l’auteur.

Ce travail lui-même se réfère aux ouvrages traditionnels de l’énergétique chinoise : le So Ouenn, le Ta Tchreng, le Yi King… ainsi qu’aux ouvrages des Français qui ont fait connaître cette tradition au monde moderne : Soulié de Morant, Faubert et Crépon… auteurs qui sont certainement familiers aux acupuncteurs américains.

Traitement classique des douleurs vertébrales

Avant l’arrivée de l’ostéopathie en Europe, nous disposions d’une forme de traitement direct et simple qui consistait à faire craquer la vertèbre douloureuse, comme on fait craquer une phalange, en forçant sa mobilité dans le sens où se manifeste la restriction, d’une façon sèche, rapide et mesurée.

Cette manœuvre redonnait à l’articulation traitée, la liberté perdue et faisait cesser la douleur. Dans la mesure où le soulagement était complet et immédiat, cette technique a été utilisée par de nombreux praticiens et l’est encore par certains d’entre eux qui ne connaissent pas l’ostéopathie et l’énergétique.

Cette méthode présente deux défauts qui en posent les limites :

1) - Les manœuvres de mobilisation forcées ne sont pas sans danger et ont déjà occasionné des dégâts non négligeables, en particulier chez les personnes fragiles (ostéopathiquement) ou à l’inverse chez des personnes qui n’arrivent pas à se relâcher, l’effort nécessaire à la mobilisation forcée entraînant d’autres lésions, parfois graves (fractures).
À ce premier défaut, l’ostéopathie est venue fournir une solution satisfaisante en apportant la douceur et l’innocuité. Les manœuvres de libération utilisées par l’ostéopathe sont conçues de telle manière qu’elles ne font intervenir ni violence, ni effet de surprise, grâce à quoi, elles sont devenues d’une totale sécurité en restant parfaitement efficaces.

2) – La durée dans le temps de ce type de traitement est relativement limitée et nécessite une répétition des interventions à un rythme assez lent au début, une à deux fois par an, puis peu à peu la douleur revient de plus en plus vite, les séances se rapprochent, pour en arriver un jour à ne plus apporter de soulagement : « Ca ne tient plus », dit alors le praticien.
Après 25 ans de pratique, il ne m’est plus possible de remettre en doute cette constatation. Les patients qui m’arrivent après de nombreuses consultations pour des douleurs de dos récurrentes, le confirment.
Mes observations et les résultats de ma pratique le confirment également.
Pour assurer cette stabilité du traitement dans le temps, de nombreuses pistes ont été étudiées avec plus ou moins de bonheur, la plus prometteuse étant l’étude de la manière dont l’homme supporte son poids debout sans effort. Elle a signé l’arrivée de la question : « Pourquoi ? » dans la démarche thérapeutique.
Les perturbations pathologiques des lignes de gravité et les adaptations qu’elles réclament tout au long de la colonne vertébrale pour assurer malgré tout l’équilibre du corps et l’horizontalité du regard constituent un début de réponse à cette question lancinante : Pourquoi ?
Malheureusement, bien qu’elles soient tout à fait opérationnelles, dans certains cas, les réponses apportées par cette piste laissent encore les douleurs vertébrales récurrentes sans traitement efficace et durable.

Tant qu’une réponse satisfaisante n’a pas été apportée à la question : Pourquoi ? on ne fait que traiter le symptôme et non la cause. Tôt ou tard celui-ci réapparaît. Que le traitement se fasse en force ou en douceur ne change rien au résultat

Le traitement ostéopathique classique pourrait être qualifié de « mécaniste », car il s’occupe des adaptations ou conflits adaptatifs résultant de traumatismes répondant à des lois mécaniques. Il n’est que très rarement indiqué pour le dos car les traumatismes vertébraux sont peu fréquents. La plupart du temps, la douleur du dos apparaît peu à peu, insidieusement, après le repos !! ! ou en faisant un geste anodin (nouer les lacets de ses chaussures par exemple) et la cause doit être recherchée ailleurs.

Une autre piste

Une autre piste nous a été donnée dans les années 80 par J.P. Guiliani ostéopathe-energéticien, fondateur de la SFERE (Société Française d’Etudes et de Recherche en Energétique), dans le cadre de laquelle il enseigne ces matières depuis 25 ans. Il fut l’artisan du mariage harmonieux et oh combien fécond, de l’ostéopathie et de l’énergétique (science de la fabrication, distribution et utilisation de l’énergie dans le corps), improprement appelée acupuncture.

Le plus bel enfant de ce mariage a été la mise en évidence et le décodage précis et tout à fait opérationnel des relations existant entre vertèbres et organes, ou vertèbres et énergie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La planche reproduite ici fait partie du matériel pédagogique de l’école depuis ses débuts.

— Chaque vertèbre dorsale et lombaire supporte sur ses apophyses transverses les points YU ou points assentiment somatiques de chaque organe ou de sa fonction, ce qui constitue l’ensemble vertébral no1 selon le protocole NAET.
— Les côtes correspondantes supportent les points YU ou points assentiment émotionnels, ce qui constitue l’ensemble vertébral no2.

Afin de faciliter la compréhension et l’utilisation de cet apport, une présentation claire et succincte de l’énergétique chinoise semble indispensable.

Le corps humain pourrait être décrit comme une usine qui, à partir d’apports extérieurs : l’air et les aliments, et d’apports internes : l’énergie génétique et l’énergie transcendantale, assure la production et la distribution de l’énergie nécessaire à son fonctionnement et à sa maintenance.

Cette usine comporte trois étages :
° Fabrication
° Distribution
° Utilisation

1° Fabrication : La réception de l’apport extérieur se fait au niveau des Trois Réchauffeurs qui conditionnent cet apport extérieur, le préparent à être transformé, et des Trois Foyers, qui assurent la réalisation et la gestion de cette transformation.

2° Distribution : Une fois la transformation effectuée, cette énergie est distribuée aux organes. Ce sont les Merveilleux Vaisseaux qui sont chargés de cette distribution.
C’est la saveur d’un aliment qui va déterminer l’organe qui recevra l’énergie résultant de sa transformation :
Acide pour le Foie
Amer pour le Cœur
Piquant Épicé pour le Poumon
Salé pour le Rein
Doux Sucré pour la Rate Pancréas

3° Utilisation : Cette utilisation va recouvrir deux domaines, deux cycles :
Le cycle circadien (24 h) qui est dénommé traditionnellement « les Six Qualités du Ciel »
Et le cycle saisonnier, dénommé « les Cinq Eléments » :
Bois = Foie = acide
Feu = Cœur = amer
Métal = Poumon = piquant
Eau = Rein = salé
Terre = Rate Pancréas = doux

Les Six Qualités du Ciel vont permettre de comprendre et d’intervenir essentiellement sur les troubles aigus, en rapport avec les variations du ciel c’est-à-dire l’environnement, le climat :

Froid Chaleur
Humidité Sécheresse
Pression Dépression

Ces Six Qualités du Ciel sont inscrites dans un cycle circadien, c’est-à-dire un cycle de 24 h : il y a 12 méridiens et 12 organes ou viscères. Chacun reçoit son maximum d’énergie pendant 2 h (2 h x 12 méridiens = 24 h). Lorsqu’un organe est perturbé, les 2 h où il reçoit son énergie vont être porteuses de troubles pour la personne : insomnies à certaines heures la nuit, somnolences le jour, troubles digestifs, respiratoires, etc… à certaines heures. (Les 25 h d’éviction après un traitement NAET sont la conséquence de ce cycle circadien où chaque organe à son tour va recevoir l’information donnée avec le traitement par les points du dos).

Les Six Qualités du Ciel vont permettre d’intervenir sur les pathologies aiguës, d’apparition récente, en rapport avec les changements de qualité du ciel évoqués plus haut.

*Les Cinq Eléments participent à un cycle saisonnier, c’est-à-dire annuel. Ils concernent essentiellement les troubles de santé anciens, chroniques et récurrents, saisonniers bien sur, mais également constants ou sans rapports avec une saison précise.
Contrairement à nous, dans une année les chinois ne comptent pas quatre saisons mais cinq ! La cinquième étant une transition de 15 à 20 jours entre chaque saison.
De plus la tradition chinoise situe les saisons beaucoup plus logiquement que nous sur le calendrier, en fonction de la lumière : solstices et équinoxes étant considérés non comme le début mais comme le milieu de la saison. Chaque saison correspond à un couple y, à un élément, à une saveur, à un sens, à une émotion, etc. Toutes ces informations sont regroupées ainsi que d’autres encore sur la figure 4.

Figure 4. Les 5 éléments

Les Cinq éléments sont liés énergétiquement par deux cycles : le cycle TCHENG ou cycle de génération, de construction et le cycle KO ou cycle de domination soumission, de destruction.

Chaque élément occupe une place précise dans la hiérarchie énergétique et remplit un rôle en fonction de la saison. Les chinois qui ont l’art de donner aux choses des noms poétiques et évocateurs, ont fait porter aux 5 éléments des noms de personnages de la cour dont la fonction correspondait à celle de l’élément :

L’Empereur est l’élément de la saison en cours, où il reçoit son maximum d’énergie, il est le dominant. Par exemple : au printemps, l’Empereur sera le FOIE, élément BOIS.
La Mère de l’empereur sera l’élément précédent, celui qui nourrit l’empereur, dans l’exemple, la mère de l’empereur sera le REIN, élément EAU.
Le Fils de l’empereur est celui qui lui succèdera à la prochaine saison, dans notre exemple c’est le CŒUR, élément FEU.
Le Conseiller à la Cour, celui que l’empereur consulte, qui a sur lui une influence. Au printemps ce sera le POUMON, élément MÉTAL.
Et l’Ennemi Vaincu, celui qui doit s’effacer se faire humble, ce sera la RATE, élément TERRE.

Durant la saison en cours, l’Empereur, nourrit, soutenu par la Mère, prépare le Fils à lui succéder, gère les affaires, aidé par le Conseiller à la Cour, et veille à ce que l’Ennemi Vaincu reste bien à sa place.

À chaque changement de saison, l’élément de la saison écoulée cède sa place d’E Empereur à l’élément suivant :
Il génère l’élément suivant :
Le Bois nourrit le Feu
Le Feu nourrit la Terre
La Terre nourrit (produit) le Métal
Le Métal nourrit (compose) l’Eau
L’Eau nourrit le Bois

Pour que l’harmonie règne, que chacun joue bien son rôle, le cycle KO entre en jeu. Il vient apporter domination soumission là où elle est nécessaire pour équilibrer le cycle de génération, lui permettre d’exister, comme la mort pour la vie, ou la nuit pour le jour le yin pour le yang.
Le Bois appauvrit la Terre
La Terre assèche l’Eau
L’Eau éteint le Feu
Le Feu fond le Métal
Le Métal fend le Bois

La Mère pour l’Empereur, ou l’Empereur pour le Fils. sont dans le cycle Tcheng, par contre le Conseiller à la Cour et l’Ennemi Vaincu sont dans le cycle Ko : un Empereur trop puissant peut devenir un dictateur si son Conseiller à la Cour ne vient pas modérer ses ardeurs et si l’Ennemi Vaincu n’absorbe pas ses forces en excès. De même, face à un Empereur faible, le Conseiller à la Cour peut devenir dominant et prendre sa place, ou l’Ennemi Vaincu devenir vainqueur.
Lorsque chacun joue bien son rôle, l’équilibre s’installe, l’homéostasie fonctionne : le corps est capable de conserver son équilibre de santé et de le rétablir si une perturbation survient. La santé est installée durablement.

Lorsqu’un patient est allergique (ou intolérant) à un aliment, la consommation de cet aliment entraîne un excès d’énergie sur l’élément et l’organe correspondant à la saveur de cet aliment. Il existe une relation inverse entre énergie et physiologie : plus l’organe reçoit d’énergie, plus sa physiologie est perturbée ou déficiente.
Par les déséquilibres qu’elles génèrent, les allergies alimentaires peuvent déclencher de nombreuses pathologies allant des plus légères et superficielles aux plus profondes et des problèmes aigus aux troubles chroniques et anciens, en passant par les insuffisances d’organes.
En prenant en compte les gros apports énergétiques indésirables provoqués par les allergies, la loi de Cinq Eléments, avec les cycles Tchenn et Ko, va permettre de comprendre et de démonter les mécanismes lésionnels qui en découlent. On atteint ainsi la cause du symptôme. Une fois la cause traitée (l’allergie), le symptôme disparaît de lui-même, l’équilibre s’installe à nouveau, l’homéostasie peut fonctionner et la santé stable se rétablir, sans aucun moyen lourd (médicament, chirurgie…)

Lorsqu’un organe reçoit une énergie inadéquate ou perturbée, il a du mal à fonctionner, son point assentiment devient douloureux, la vertèbre correspondante perd de sa mobilité et se bloque.
Ce décodage apporte la première réponse complète et satisfaisante à la question « pourquoi le dos fait mal ? », permettant ainsi, en traitant la cause, (le disfonctionnement d’un organe), d’en éliminer le symptôme, (la douleur vertébrale et parfois costale), sans même qu’il soit nécessaire d’y toucher ! ! !
De plus, l’examen détaillé des mobilités et douleurs d’une colonne constitue un indicateur de l’état énergétique d’un individu, tout aussi fiable et parfaitement complémentaire des pouls radiaux.

Si l’on se réfère à la figure 1 (Tableau de décodage mis au point par J. P. GUILIANI), on peut établir un lien entre la douleur d’une vertèbre et éventuellement d’une ou des deux côtes correspondantes et un excès, ou une perturbation de l’énergie sur l’organe correspondant. (Plus l’énergie est en excès ou perturbée, plus la vertèbre correspondante et la ou les 2 côtes associées vont se retrouver bloquées et douloureuses).
Dans le cas d’un blocage de la vertèbre entraînant les cotes, la cause sera d’origine somatique ou provoquée par le corps.
Dans le cas d’un blocage de cotes entraînant la vertèbre, l’origine sera le plus souvent psychologique ou plutôt émotionnelle.
Si la cause supposée du blocage ou de la douleur vertébrale est la bonne, intolérance ou allergie à un aliment de la saveur de cet organe, la suppression provisoire de cet aliment devrait apporter une amélioration puis la disparition des troubles.
La pratique montre effectivement une amélioration très nette puis la disparition des douleurs après quelques jours en éliminant l’aliment responsable.

La méthode NAET, par l’élimination de l’allergie elle-même, permet un traitement définitif de la douleur et des troubles divers (digestifs, respiratoires ou autres…) qui peuvent l’accompagner, sans installer de contraintes alimentaires encombrantes, inconfortables et souvent mal acceptées par le patient.
Grâce à la méthode NAET, il devient possible de remonter à la cause ultime du problème et de la traiter durablement.
On évite ainsi les douleurs récurrentes du dos, les inflammations qui les accompagnent et les phénomènes arthrosiques (dépôt de calcium dans les moyens d’union) qui en sont les cicatrices et qui finissent par devenir invalidants.

Traitement des douleurs de dos en utilisant la méthode NAET

Pour apporter la réponse la plus complète à la question « Pourquoi ? » et s’attaquer aux causes ultimes de ces douleurs, le traitement va débuter par plusieurs bilans.
Bilan des douleurs, des vertèbres et des côtes concernées. Interrogation du patient et palpation.
Bilan des énergies, à partir de la prise des pouls radiaux. Ce bilan permettra de savoir quel élément parmi les 5 est en excès, en insuffisance ou perturbé.
Bilan des intolérances (allergies) : ce bilan s’effectue à l’aide de tests. Parmi les nombreux tests envisageables, certains sont d’une sensibilité ou d’une fiabilité douteuses, comme les tests intradermo par exemple. D’autres bien que ne disposant pas du label « scientifique » sont beaucoup plus fiables et beaucoup plus sensibles.

Citons en trois basés sur le même principe, consistant à poser des questions au corps, en lui fournissant le moyen d’y répondre :
Le test kinésiologique, utilisant les variations de la force d’un groupe musculaire en présence d’un allergène.
Le Réflexe Auriculo Cardiaque mis au point par le Docteur Nogier en auriculothérapie et qui s’appuie sur les variations du pouls radial lorsque le patient est au contact du produit à tester
Le test MRP qui fait appel aux variations du Mouvement Respiratoire Primaire au contact du produit à tester avec le corps du patient.
(Pour les anglais, le MRP devient le CSM ou Cranio Sacral Mouvement bien connu de tous les ostéopathes sous l’une ou l’autre de ces appellations)

Ce bilan va permettre de repérer les aliments responsables des déséquilibres et conflits énergétiques, entraînant les douleurs de dos.
Il ne reste plus après cela qu’à traiter selon la méthode NAET, les allergies repérées.
Pour un maximum d’efficacité, il est indispensable de respecter certaines règles :
Règle n°1 : Traiter les allergènes de base en premier = traiter le contenu avant le contenant.
Règle n°2 : Classer les allergènes par rapport aux 5 saveurs, 5 éléments et traiter les éléments dominants en premier.

L’intérêt essentiel de ces 3 bilans est d’offrir une vision d’ensemble de la situation permettant d’organiser le traitement de la façon la plus logique pour obtenir un résultat complet, rapide et durable, en retrouvant une alimentation variée et parfaitement tolérée.
Étant donné que les allergies ne peuvent se traiter qu’une par une, le traitement complet peut prendre un certain temps, mais dans la mesure où le patient évite les aliments intolérés tant qu’ils n’ont pas été traités, l’ostéopathe peut libérer la vertèbre concernée, elle ne se rebloquera pas.

Le bilan des allergies permet de repérer les obstacles. Pour faire cesser les troubles (douleurs), il faudra contourner ces obstacles en attendant de s’en débarrasser en les traitant.

Un exemple pour illustrer ces propos

Je reçois, un lundi matin, en urgence un patient dont le dos est complètement bloqué et très douloureux. Ses douleurs se sont déclenché au réveil, retour d’un week-end entre amis à faire de la musique.
Consommation importante de café et nourriture vite préparée avec beaucoup de salades diverses très relevées et de fruits.

Tout d’abord j’effectue un bilan vertébral pour bien délimiter les zones douloureuses. Je trouve :
T2, (fonction poumon), T3 (poumon organe), T4 (fonction foie) et T6 (fonction cœur) bloquées et très douloureuses ainsi que les 3e, 4e, et 6e côtes à gauche.

Puis un bilan énergétique (à l’aide des pouls radiaux). Je trouve :
Foie en excès très fort
Cœur en excès très fort
Poumon en excès et perturbé (pouls vibrant)

Enfin un bilan des allergies aiguës en cause dans son problème :

Foie en excès = saveur acide, au test apparaît une grosse allergie au vinaigre et aux fruits.
Cœur en excès = saveur amer. Au test on trouve une forte allergie au café et à la salade verte.
Poumon en excès =épices. Au test je trouve une allergie aux épices piquants.
Poumon perturbé =soumission par le foie et le cœur en excès (cycles Ko et Ko inversé selon la théorie chinoise des 5 éléments).

Traitement

Le premier travail a été de calmer le jeu en équilibrant les énergies par les points d’acupuncture appropriés, afin de permettre la libération des 4 vertèbres concernées et des côtes correspondantes à gauche.
Le décodage vertèbres-organe-énergie a permis dans un premier temps de comprendre où étaient les causes des blocages et de les lever, afin de pouvoir ensuite libérer l’ensemble lésionnel.

Commentaire
Ce premier travail pourrait être suffisant, à condition d’éliminer définitivement les aliments incriminés.
D’autre part, la suppression des aliments auxquels le patient était allergique, aurait pu à elle seule, donner le même résultat mais seulement au bout de quelques jours… Le traitement ostéopathique a simplement permis de gagner du temps et du confort.

Une suite est nécessaire si l’on veut stabiliser le résultat.
À la séance suivante, après avoir fait un bilan complet de ses allergies de base, nous avons entrepris de traiter les allergies aiguës repérées au début, en commençant : Vit C vinaigres, fruits, agrumes, auxquels, après l’avoir testé a été ajoutée la tomate.
À la séance suivante le café a été traité, puis les salades et certains légumes verts. Après cela les épices piquants (spice mix 2) furent traités puis au fil des séances, toutes les allergies de base de son bilan.
Le résultat, acquis à la première séance, a été stabilisé par le traitement NAET des bases et depuis, tout va bien. Les allergies restantes, plus spécifiques ne le gênant pas trop, le patient a décidé d’attendre qu’elles deviennent encombrantes pour les traiter.

Quelques remarques générales
* À son arrivé au cabinet, la première chose que nous livre le patient, ce sont ses symptômes, ce dont il souffre, la raison de sa visite. À nous de savoir exploiter cette mine de renseignements pour essayer, à l’aide de la loi des 5 éléments de commencer à comprendre comment et pourquoi ces troubles se sont installés. Cette compréhension permet de démonter le mécanisme lésionnel et de savoir où et comment intervenir de façon efficace. Elle sera confirmée et affinée lorsque le patient sera allongé sur la table, par les pouls et la palpation.

* L’interdépendance est la clé qui va permettre de comprendre comment la loi des 5 éléments organise et détermine les troubles et leurs manifestations.

* Lorsqu’un aliment est mal toléré (manifestation d’une allergie), l’élément correspondant à sa saveur se trouve automatiquement en excès. Mais les éléments étant en équilibre les uns par rapport aux autres, un excès de l’un va créer un déficit et une perturbation de l’autre, ou peut-être se trouver masqué, si l’excès de l’autre est plus important, ce qui va toujours entraîner des perturbations pour le dominé.

* Lorsqu’un élément se trouve perturbé, c’est toujours l’organe (le viscère) qui l’exprime en premier, par un disfonctionnement plus ou moins important ou des douleurs sur le trajet de son méridien, ou encore des troubles divers à l’heure où il reçoit son énergie (somnolences le jour, insomnies la nuit, douleurs à des heures régulières, etc.)

* La latéralisation du méridien exprimant le trouble sera déterminé par les pertes de mobilité d’un membre par rapport à l’autre, conséquences de vieux traumatismes non traités, qui ont cessé d’être douloureux mais restent perturbants.

* Pour un organe, la physiologie et l’énergie sont en relation inverse. Un organe en excès d’énergie manifestera une physiologie déficiente. Par exemple : un rein en excès va mal utiliser l’eau du sang pour le filtrer, celle-ci va se déposer dans les tissus et créer une rétention d’eau, ou rester dans le sang et créer de l’hypertension, par augmentation du volume circulant.

* Mais en même temps, cet excès sur l’élément eau (rein) va entraîner la domination de l’un ou des deux éléments qui l’équilibrent c’est-à-dire la rate-pancréas (terre) et le cœur (feu), et les troubles vont apparaître sur les organes yang de ces éléments (estomac, intestin grêle). Ces troubles apparaîtront sur l’élément le plus faible, même si lui aussi subit une allergie.
Parfois les allergies sur les deux éléments sont de même force. Se présente alors une situation de type « guerre froide » où rien ne se produit, mais où tout peut arriver à la moindre faiblesse de l’un des antagonistes.

À l’aide d’un nouvel exemple, voyons à présent comment analyser les symptômes que nous apporte le patient.

Il s’agit d’une dame, 35 ans qui présente les troubles suivants :
Douleur très fréquente entre les épaules, à la base du cou, de type torticolis.
Douleur au milieu du dos qui parfois lui coupe la respiration.
Douleur lombaire haute.Douleur dans le bras droit, dans l’omoplate, derrière le coude, et au petit doigt.
Impossibilité de s’endormir avant 1h du matin, parfois même 3h.

Tout d’abord j’effectue un bilan vertébral, pour bien préciser les zones
douloureuses. Je trouve :
T1 (rein fonction) très douloureuse + la 1e côte à droite.
T5 (cœur organe) sensible.
T7 (rate pancréas) très douloureuse + la 7e côte à gauche.
T8 (estomac fonction) douloureuse.
L2 (rein organe) très douloureuse à gauche et très peu mobile
L5 (intestin grêle) sensible.

Puis je fais un bilan énergétique, à l’aide des pouls radiaux. Je trouve :
Rein : très fort et vibrant
Cœur : faible et vibrant
Rate pancréas : très fort et net
Foie : peu marqué et très vibrant
Poumon : peu perturbé

Les observations faites jusqu’à présent montrent :
- Rate pancréas très dominant, ce qui explique les douleurs T7-T8 et 7e côte, et ce laisse supposer une forte allergie au blé gluten, ou peut-être aux sucres.
- Rein fort explique les douleurs à la base du cou entre les épaules, et fait suspecter une allergie aux laitages et peut-être aux œufs ou au sel. Son caractère vibrant indique qu’il est dominé par la Rate (cycle Ko).
- Cœur faible et vibrant fait supposer une domination par le Rein (cycle Ko).

L’intestin grêle exprime ce conflit par des douleurs sur le trajet de son méridien (petit doigt, derrière le coude, omoplate)
La latéralisation droite indique un problème traumatique à ce bras.
- Foie peu marqué et vibrant, indique une domination importante par la Rate (cycle Ko inversé).

Si l’on consulte l’horloge chinoise, on s’aperçoit que la Vésicule Biliaire
reçoit son énergie de 11h à 1h du matin et le Foie de 1h à 3h du matin, d’où
l’impossibilité de s’endormir avant cette heure, et, en cas de domination plus
intense, éveil jusqu’à 3h.

Enfin, bilan des allergies :

Parmi les allergies de base « les 15 », vont se détacher les gros fauteurs de troubles évoqués plus haut :
- Laitages+++ et œufs pour le Rein (saveur salée)
- Blé et toute sa famille+++, maïs et quelques sucres (miel, sucre de betterave, lactose pour la Rate (saveur douce).
D’autres allergies sont présentes, mais leurs symptômes sont plus ou moins masqués par les dominations sans appel de la Rate sur le Rein et des deux sur tous les autres. On trouve encore :
- Vit C pour le foie (saveur acide)
- Vit A, avec les carottes pour le Poumon (saveur piquante, racines).
- Vit B
- Minéraux
- Levures
- etc. (Le reste du bilan ne présente pas d’intérêt pour les explications en cours).

Traitement

Pour soulager le patient de ses douleurs, le traitement va débuter par :
Suppression provisoire, mais rigoureuse, des aliments en cause dans les excès d’énergie (en attendant de les traiter) :
Blé et toute sa famille, mais remplacé par ce qui est toléré de la même saveur (riz, sarrasin, quinoa, pâtes de riz …)
Laitages, œufs (la viande étant bien tolérée, en consommer pour nourrir le rein)
Disperser la Rate et le Rein, à l’aide des points saisonniers (points Ting)
Traiter en NAET, grain mix, pour soulager la pression de la Rate (quitte à avoir à le refaire lorsque les « bases » qu’il contient seront traitées).
Attention, ce serait une erreur de traiter les laitages en premier, car on court alors le risque d’aggraver les douleurs en affaiblissant encore le rein face à la Rate.
Enfin pendant les 20 min que dure le traitement NAET, libérer les vertèbres et les côtes douloureuses. La dispersion de l’énergie en excès par les points Ting rend l’opération possible, avec de bonnes chances d’un résultat stable.

Puis au fil des séances, seront traitées toutes les allergies de base, en donnant dès que possible la priorité aux laitages, aux sucres et peut-être au blé à refaire. Il est vraisemblable que vu leur importance, ces allergies nécessiteront de nombreuses combinaisons pour être éliminées définitivement.

Comme le montre cet exposé, l’utilisation de la Théorie des Cinq Éléments apporte une meilleure compréhension de la situation du patient et une plus grande précision dans les interventions du praticien, tout en élargissant considérablement leur champ d’application.

Références

Cannelle, Yves. "Traité familial des cinq éléments : retour aux sources". Guy Trédaniel. 1996

Houang-Ti et Lavier, Jacques-André. "Nei Tching Sou Wen". 1999

Faubert, Gabriel et Crépon, Pierre. "La chronobiologie Chinoise". Albin Michel. 1998

Guiliani, Jean-Pierre. "L’alphabet du corps humain". SFERE. 1996

Nogier, Paul François-Marie. "Traité d’Auriculothérapie". Maisonneuve. Sainte-Ruffine. 1973

Soulié de Morant, Georges. "L’acupuncture chinoise", texts and atlas in 2 volumes, Ed. Maloine. 1939 ; "Ta Tchreng : Le livre des compilations", in third volume. 1955

Wilhelm, Richard. "Yi king : le livre des Transformations". Médicis. 1973